EXPO 2026
Hommage à Louis CHABAUD
Un projet réalisé en partenariat avec
la Communauté de communes Cœur de Charente
et la commune de Tusson
Lanouvelle saison de la Maison Marguerites s’ouvre sous le signe de la mémoire, avec un hommage à Louis CHABAUD. À travers une sélection d’œuvres, cette exposition célèbre le parcours singulier de l’artiste et son regard sensible.
Peintre, céramiste, performeur, amuseur public et avide de partager sa passion, il crée en 1994, le festival Hors les normes de Praz sur Arly… Puis vient la BHN de Lyon. LOREN en est l’un des initiateurs, d’où sa présence dans cette expo/hommage. Louis est admiré, collectionné par les plus grands, dont Cères Franco ou Gérard Sendrey…, un des artistes les plus importants de sa génération. Il laisse une empreinte durable dans le monde des arts singuliers.
Pour marquer cet événement, une soirée exceptionnelle sera organisée le 3 juillet, invitant le public à découvrir ou redécouvrir son univers. Une occasion unique de rendre hommage à son travail et de partager un moment privilégié au cœur de la Maison Marguerites avec ses proches et ses amis artistes.
Maison du Patrimoine
4 route d’Aigre
16140 TUSSON
Du 19 juin au 31 octobre 2026
Jusqu’au 31 août
Mardi : 14h30-18h00
Du mercredi au dimanche : 10h00-12h30 / 14h30-19h00
En septembre – octobre
Vendredi, samedi, dimanche : 10h00-12h30 / 14h30-19h00
Renseignements
Contact
06 80 67 59 82 ou 07 71 35 15 45
Louis CHABAUD
1941 – 2023
Maltraité dans son enfance, Louis est élevé par sa grand-mère à Aubagne. Marchande de glace, c’est elle qui tient la bourse de la famille… Une toute petite bourse, elle avait peu mais donnait beaucoup. Elle aimait Louis ? Ils ont crevé la faim ensemble. Il suit une scolarité alambiquée mais il fait rire son entourage. Chabaud est amuseur, pitre de scène, mime et comédien. Il devient animateur et surtout clown, Praline est né. Il voyage et joue beaucoup. Michel Crémadès et lui forment un duo d’humour. Mais la peinture l’appelle.
Après l’impressionnisme, où il peint son environnement, Aubagne, Cassis, Chaumont, des jardins, des paysages, des villes et des rues voir des gens, c’est le singulier qui l’attire.
Désormais, c’est un beau voyage qui l’attend dans le monde des Hors Normes.
Louis Chabaud est peintre, céramiste, performeur, amuseur public et surtout un magnifique artiste prolifique. Il ressort de ses œuvres une force évocatrice évidente et derrière ses toiles ou ses céramiques provocatrices ce cache un humour féroce, une humanité sans borne.
« L’art singulier, l’art brut, j’imagine qu’on m’a mis dedans, mais ça n’est pas ça du tout. Moi, je suis un symboliste, je cherche à faire comprendre aux gens les malaises de la vie, de l’être humain. Je suis un philosophe montreur de trognes qui explique les faits et gestes de l’homme de la rue ? Parce que moi, je me suis fabriqué dans la rue. Je suis né dans le ruisseau et j’ai eu beaucoup de mal à monter sur le trottoir. C’est dans la rue que j’ai appris, avec les amis. C’est pour ça que j’aime la convivialité pure, simple et profonde. Parce que je me suis aperçu que c’est toujours grâce à des amis que j’ai pu me réaliser, que j’ai pu me construire. »
Il est d’ailleurs friand de pondre des maximes.
En 1994, il crée le festival hors les normes de Praz sur Arly…
Puis viens la BHN de Lyon.
Il est l’une des personnalités les plus en vue dans le monde des Arts Singuliers. Admiré, collectionné par les plus grands, dont Cérès Franco ou Gérard Sendrey… Il est présent dans tous les grands musées Hors les Normes.
Louis restera l’un des artistes les plus importants de sa génération aux côtés des Gaston Chaissac, Alain Lacoste ou Robert Tatin..
LOREN
LOREN est à la fois artiste, animateur de quartier et organisateur d’événements, il tient la Galerie « La Rage » à Lyon. Créateur, touche-à-tout, il travaille le verre mais aussi la peinture, la terre, etc…, et ce, sur tous les supports.
Loren ou la rage… de vivre!
La rage de hurler ce monde déshumanisé dans lequel le ventre et le sexe ont bouffé le coeur et l’esprit de l’individu consommateur et marchandise.
La rage ordinaire des contes violents hantés de monstres animhumains, émanations des fantasmes putrides qui fermentent en chacun de nous. La rage de dents pour mordre la bêtise, la méchanceté et l’intolérance et nous en vacciner par l’art dénonciateur.
La rage de l’humour corrosif, de Noé le bon pasteur mal avisé du visa à la gueule fendue du consommateur de hache.
La rage du mouvement créateur qui jette sur le support les couleurs violentes d’un expressionnisme poétique et baroque. La rage des matériaux et des objets conquis, soumis, détournés, mélangés, malaxés, recréés, mis en verres, mis en bière, mis en verre de bière, mis en vie, en sculptures hallucinantes et dérangeantes. Et parfois le chant de lumière d’un verre pur, lumineux comme un matin de cristal. Mais ne vous y trompez pas, cette rage-là, ce n’est pas de la rage, c’est de l’Amour.
Charles Simond
