Collection Marguerites

Le fonds muséal de la Maison Marguerites

C’est grâce aux donations de nombreux ami(e)s artistes que nous sommes en mesure d’ouvrir 3 premières salles consacrées à la COLLECTION Maison Marguerites. L’occasion de présenter un panel d’une centaine d’œuvres d’artistes qui ont marqués les 70/80 dernières années, certains partis et d’autres bien vivants. Tous ont pris les chemins de traverse de la création artistique contemporaine.
À vous de les emprunter…

Joël Bast

(1951 – 2021)

Bast-Joël

Bidouilleur

LES PRÉSENCES

Sans fureur et sans bruit,
Les Présences se posent,
Objet de mille suppositions, elles font naître un sourire,
Tellement elles nous ressemblent,
Un sourire sur l’autre et sur nos différences,
Ce sourire attendri qui se moque de soi-même…

Pour faire une Présence, il faut aimer les gens pour ce qu’ils sont. Prendre du grillage, le découper, le former, l’assembler. Puis regarder dans les nuages, dans le feu de bois, dans le bleu du ciel bleu et dans un miroir.
Déchirer l’actualité en bandes de papier, créer un tourbillon puis verser la poudre. Encoller, coller, peindre en blanc ou en couleurs
Poser dans la rue… Se reculer et attendre…

Bast joel

Chris Besser

(1940 – 2022)

BESSER-Chris

Peintre ensablée, touche à tout

Depuis toute petite, Chris dessine, peint et collectionne des objets qu’elle affectionne. Très jeune, elle voyage durant de longues périodes. Essentiellement peintre, elle mène en parallèle un travail de plasticienne, réalise des assemblages et utilise une technique toute particulière ; un mélange de sable et d’huile voir de goudron. Il s’agit de pièces inclassables, entre la sculpture et la peinture.

BESSER Chris O _Altération 1996

Adèle Bessy

(1946 –      )

BESSY-Adèle

Peintre

Adèle est peintre autodidacte depuis 1982. D’abord essentiellement tournée vers la miniature sur ivoire c’est la peinture à l’huile qui l’emporte très vite.
La précision du pinceau, la finesse du détail, une impression de velouté, appliquer de la matière sans retenue ; puis longuement, fignoler, parachever… témoignent d’un talent, d’une précision, d’une patience remarquable. Le tout traité dans des couleurs de brun vert, d’ocres violacés, etc… Une gamme chromatique qui donne à l’œuvre une dimension poétique. Son imaginaire à la fois obsessionnel et fantasmatique, confèrent à l’œuvre une puissance expressive très originale.

Adèle BESSY

Blouet

(19xx –      )

BLOUET

Peintre – Plasticienne

L’exploration de la matière équivaut à marcher pieds nus sur la terre.
C’est un pas, un geste, une sensation. Peindre, sculpter, c’est pareil… C’est envisager un espace défini et y entrevoir tous les passages, tous les paysages.
Il y a l’âme et le corps. Il y a la présence matérielle, la trame, le tissus, le pigment, la terre, le bleu, le marbre… c’est le corps.
Il y a le goût du passé, les gens, la mémoire, l’amour, l’espoir, le ici et maintenant, les voyages, l’archétype… c’est l’âme.
A la rencontre des deux est le geste, le moment présent qui questionne les limites et le temps qui passe. C’est le début ou l’on peut… se perdre, se trouver, se retrouver, dans le vide et le silence.
A la frontière, tel un funambule, il y a le clair et l’obscur.

BLOUET

Bernard Briantais

(1953 –      )

BRIANTAIS-Bernard

Dessinateur – Assembleur fou

Artiste autodidacte. Passionné tout jeune par le dessin, il devient peintre en bâtiment.  En 1988 il se jette dans la peinture artistique et expressive. Passage par l’Art Contemporain puis, en 2011, ce sera le monde des « singuliers ». Le dessin d’abord, donnant naissance à des portraits. Le crayon, la sanguine, l’encre de Chine lui permettent de décliner son besoin de créer. Après les toiles et le papier blanc, viennent des cartes géographiques, des ardoises d’écoliers, des cagettes dépecées. Les personnages animent cette histoire, truculents, joviaux et désespérés. Le burlesque n’est pas loin qui allie grotesque et poésie.

BRIANRAIS-Bernard

Gustave Cahoreau

(1929 – 2022)

Cahoreau-Gustave

Dessinateur – Sculpteur

Fils d’ouvrier agricole, Gustave CAHOREAU naît en Mayenne. Il n’a aucun souvenir de son passage à l’école. A dix ans, la Guerre Mondiale le traumatisera durablement. A treize, il est placé comme domestique dans des fermes, l’emploi d’une vie. En 1963, son père meurt accidentellement. Là, il commence à ramasser et sculpter des pierres et des racines aux formes évocatrices. Il ne s’arrêtera plus.
Animaux et têtes humaines se succèdent, puis en 1965. Commence une grande production de totems sculptés dans du bois de récupération et de profils de femmes à l’africaine. En 1998, viens la maison de retraite. Difficile de sculpter, alors, c’est le dessin. De ses crayons de couleurs naissent toutes sortes de « Bonhommes », de « Profils de femmes », de « Chats », etc…

CAHOREAU-Gustave-O

Danielle Compère

(1950 –      )

COMPERE-Danielle

Peintre

Autodidacte, née à Limoges en 1950, Danielle vit à Flavignac.
Elle travaille principalement sur des supports papier, des toiles, des emballages de récupération.  
Jusqu’à aujourd’hui, Danielle a toujours voulu préserver son monde du regard extérieur. Un univers d’imbrication de formes, de couleurs qui explosent. L’humain, l’animal, le végétal, tout est en lien. Danielle raconte toute son histoire.
« Le monde que je peints est un refuge. Je commence par les traits, des fils que je tisse, puis je me glisse dans les formes, et leur donne vie par les couleurs. »

Compère Danielle

Joël Crespin

(1956 –      )

CRESPIN-Joël

Peintre sur textile

Trimer la trame. Je choisis un beau châssis, que je pose couché. J’y colle du tissu dessus, je maroufle, gondole, encolle et décolle. Je patauge, tel un cochon dans son auge. Lorsque la toile est encore aimante, je l’enduis. Je cherche, trouve et cerne. Enfin l’introduction de la couleur, les rythmes bancals à contretemps. La forme est ronde, la courbe est douce… et si l’on sonne, il n’y a personne … Joël Crespin

Crespin-Joel

Pépé Donate

(1949 –      )

DONATE-Pépé

Peintre

Pepe, né en 1949, vit et travaille en Espagne. Depuis 20 ans il se consacre à la peinture.
« Bien que peu croyant, j’ai foi en l’art. Sa nature mystérieuse nous oblige à jouer avec les dilemmes du genre « croire ou ne pas croire ». Rien n’est vraiment transcendant et par conséquent l’art pas davantage. Mais attention cependant, car c’est là le meilleur jouet dont nous disposons. Je ne peux pas tricher en peignant, je peins sans détours ni artifices, lorsque le résultat est obtenu, je digère mieux la vie ! Si d’aventure mon travail peut apprendre, émouvoir ou distraire et touché, tant mieux. Sinon, comme dirait Pessoa, j’en serai également satisfait.»

Donate-pepe

Dominique Fossey

(1962 –      )

FOSSEY-Dominique

Dessinatrice – Assembleuse

Artiste autodidacte, Dominique a toujours dessiné, sans plus mais en 2005 l’Art devient plus important. Première expo en 2007.
Elle ne cherche pas à plaire mais à exprimer des émotions personnelles, laisser libre cours à son imaginaire.
Elle explore des sujets tels que la tristesse, la mort, la violence, l’étrange mais aussi la joie, le fantastique, le rêve et utilise des matériaux de récupération : cartons, cagettes, papiers, objets détournés, textile… Différentes techniques sont utilisées (dessin, collage, acrylique, feutres, stylos billes, pastel, encre…) ce qui donnent naissance à des œuvres uniques.

Fossey-Dominique

Claudine Goux

(1945 –      )

GOUX-Claudine

Dessinatrice – Peintre

L’art de Claudine est d’une vivacité, d’une fraicheur extrême. Avec elle, la planète tend à devenir élastique, à contenir immensément plus qu’elle ne contient. Ses tableaux, ses dessins sont dynamiques. C’est une peinture de l’énergie. A l’intérieur de chacun de nous, comme dans les œuvres de cette artiste, il y a des foules innombrables de petits êtres pétulants, pleins à craquer d’envie de vivre et de sortir de là. Son art s’apparente à la poésie, d’ailleurs, elle a illustré un nombre considérable de livres de poètes. Claudine c’est un bestiaire multiforme et une humanité grouillante de vie. Ses peintures, ses gravures expriment une immense bienveillance envers le monde et les hommes qui l’habitent.
Odile Caradec

Goux-Claudine

Patrick Guallino

(1943 –      )

GUALLINO

Peintre – Sculpteur

Patrick Guallino pose un regard poétique, curieux, sur le monde et la figuration humaine. Né en 1943, il n’en finit pas avec son enfance : par la peinture, essentiellement de l’acrylique, et la sculpture, biface, ludique, polychrome, ou des stèles, voire des totems plus hiératiques, il explore la matière, le trait, la couleur, renouvelant sans cesse les techniques en menant des incursions dans de nouveaux domaines. Avec Anne Poiré, ils présentent leurs créations depuis plus de quarante ans dans des salons, galeries, musées, en France et à l’étranger, lieux emblématiques comme La Coopérative-Musée Cérès Franco à Montolieu, le Musée de la Création Franche à Bègles ou… la Maison Marguerites à Tusson.  

Guallino

Jean-Paul Henry

(1945 –2005)

HENRY-Jean-Paul

Dessinateur

Jean-Paul est l’aîné de cinq enfants. C’est un enfant trop sage !
En 6ème, ses professeurs s’inquiètent de ses difficultés. En 4ème la situation s’aggrave. Il arpente le lycée en tenant des propos incohérents. En 1961, il mets fin à son parcours scolaire. Suivi par des psychiatres, il occupe un emploi chez un horticulteur bienveillant. En 1975, il commence à dessiner. Pendant 30 ans, des milliers de dessins vont littéralement envahir la maison familiale… Sa mère meurt en 1991, puis son père en 2005. Six jours plus tard, le 5 décembre, Jean-Paul meurt suite à une hémorragie liée à un ulcère dû au stress. Il n’a pas supporter le départ de son père.
Jean-Paul Henry nous laisse une œuvre forte, bouleversante, démesurée … Une œuvre qui nous vient d’une autre rive (la schizophrénie). Chaque dessin est un cri, un cri derrière une vitre, celle du cadre, de nos cadres … On voit ce cri, mais on ne l’entend pas ne peut pas, on ne le comprendre pas.

HENRY-Jean-Paul

Alain Lacoste

(1935 –2022)

LACOSTE-Alain

Peintre – Sculpteur

Né à Laval, Alain Lacoste devient professeur d’histoire et géographie. Il enseigne sans conviction. Des problèmes familiaux s’ajoutent à cela. Suit une lourde dépression psychologique. « Mon premier rendez-vous avec la dinguerie a été bref mais décisif, la folie s’est logée dans le compartiment bricolage de mon cerveau. Et de là, elle a squatté le reste. »
D’abord attiré par l’écriture, il commence à dessiner et à peindre de façon assidue dans les années 70. De retour en Mayenne, il a en charge les finances du Conseil Départemental, il se lance dans une production artistique singulière … Sa rencontre avec Robert Tatin, en 1980, sera révélatrice de son impérieuse nécessité de créer.
Lacoste développe une œuvre foisonnante et bouleversante, en exploitant l’imprévu dans des matériaux de récupération qu’il glane. « Je joue avec le hasard. Je le cherche. Mon travail est résolument anecdotique. Il est l’équivalent des journaux intimes. Sans trop l’avoir cherché, j’ai raconté toute ma vie. »
Michel Leroux

Alain Lacoste est présents dans de nombreusess collections publiques consacrées à l’Art Brut

LACOSTE-Alain

André Le Glatin

(1935 –2020)

LE-GLATIN-André

Peintre

Né le 7 mai à Ollioules dans le Var. Après des études secondaires, il choisit tout simplement et tout naturellement la Peinture. Il décède le 15 décembre 2020.

Pouvoir de l’image
Image du « Pouvoir »

Un regard amusé et perplexe
Entre un monde clos et un monde béant
Entre le sujet et son objet,
Entre la toile et la chose peinte,
Entre le quotidien et sa signification

C’est le grand voyage dans le Réel
Par le chemin de l’imaginaire.
Ne redoutons pas les Images.
Extrait de la plaquette « Peintres »
Galerie du Théâtre Le Vanves
Avril 1989

Le GLATIN André

Daniel Livartowski

(1944 –2025)

LIVARTOWSKI-Daniel

Peintre

Artiste français d’origine lituanienne, fils d’un tapissier décorateur, Daniel se met à la peinture vers 30 ans.
Amoureux de jazz, de Desproges, des polars américains défoncés, l’humour affleure dans son œuvre. Sa production se définit comme une peinture agressive et truculente dépeignant une humanité sommaire avec des personnages gonflés par un désir de paraître à leur avantage, dans des costumes en proie à une libido exacerbée.
Influencé par Bacon, ses toiles sont brossées sur des fonds noirs mais au fur et à mesure de ses recherches, sa peinture s’éclaircie et son univers se rapproche dorénavant davantage de Queneau que de Céline qu’il admire.

LIVARTOWSKI Daniel

Loren

(1958 –      )

LOREN

Torchis et hautes pâtes de Loren

Loren fait n’importe quoi : normal, car il peut tout faire. Il travaille en série et sur des séries : normal pour qui ne fait jamais deux fois la même chose. Loren est récupéré : normal car il récupère tout. Tout est normal chez lui, créateur du commun chez qui rien n’est commun. Loren est-il normal ? On n’en sait rien. Il en a l’air, l’air de rien, il crée pourtant à tout va, à la va comme j’te pousse. Et il pousse fort, il pousse dans les orties, il pousse toutes les mémères du concept, de l’intellect, de l’esthétisme. Du reste, Loren, c’est le vaccin, c’est l’antidote, c’est l’anti tout ! Il crée à l’émotion, au sentiment, à fleur de peau. Peinture outrée, peinture sincère peinture humaine et révoltée. Voici Loren le révolté!
Gazogène n° 28 – Jean François Maurice

LOREN

Huguette Machado-Rico

(1942 –      )

MACHADO-Huguette

Peintre

Née en Afrique du Nord de parents d’origine espagnole, Huguette débute ses études en 1962, à l’École des beaux-arts d’Aix-en-Provence, puis à l’École de l’Union Centrale des Arts Décoratifs à Paris. Artiste plasticienne, elle se forme à la laque auprès d’un peintre asiatique, mais aussi à l’eau-forte et la gravure, au Canada, ou encore les textiles et la terre à Paris, etc… Peinture, certes, mais son activité s’enrichit de volumes, d’assemblages bois et de sculptures en papier-mâché, en terre et en résine. Elle produit ainsi des œuvres colorées, des sculptures chamarrées et expressives traversées par des motifs récurrents.
De nombreuses expositions lui sont consacrées en France et à l’étranger et ses œuvres sont présentes dans de nombreux musées.

MACHADO-Huguette

Annie-Gabrielle Mallet

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MALLET-Annie-Gabrielle

Céramiste

Autodidacte, je pratique la sculpture sur le thème du portrait : mon rapport au corps, à la féminité, à l’apparence physique, au vieillissement. Mon rapport au monde, à la langue, à la société…
J’explore une technique spécifique de la terre tel le modelage à la plaque ou au colombin, le nériage. Je laisse faire mes mains. J’élabore ainsi un « machin », guidée par le plaisir, puis le sens se fait. J’inclus alors l’objet créé avec spontanéité dans une sculpture plus élaborée.
J’utilise de la terre de faïence rouge. J’aime les mélanges de couleurs, franches ou terreuses, couvrantes ou transparentes, je favorise les effets de matières et de surfaces : matités, satinés, veloutés…
La sculpture est finie quand le regard circule sur la sculpture, quand le rapport entre le modelage et le décor n’accroche plus l’œil.

MALLET-Annie-Gabrielle

Marie VDB

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VDB-Marie

Sculptrice – Rêveuse

Il y a, tout autour de nous, tant de poésie, de sagesse, de sérénité, de puissance. Impalpables. Il existe plusieurs mondes. Certains humains traversent ses frontières. A travers eux, s’expriment les esprits. Selon les traditions, ils portent différent nom ; Chaman, Sorcier/e, mystique… Il existe un peuple des entres-mondes. Ils sont les protecteurs. Je crée pour les montrer, les matérialiser. C’est ma façon de les protéger, de les remercier. J’espère caresser l’âme en montrant une autre voie, une dimension plus poétique de notre environnement. Mes esprits sont faits essentiellement de matériaux de recyclage. Que leur création ait un impact minimum sur notre planète. Ils sont présentés sous globes, ce qui permet de les protéger mais également de symboliser la membrane qui sépare nos mondes.

MARIE-VDB-LeZozio

Simone Picciotto

(1927–      )

PICCIOTTO-Simone

Peintre, Dessinatrice, Céramiste

Née au Caire mais d’origine italienne, Simone ( peintre, dessinatrice et céramiste) a 3 ans lorsque son père décède d’une fièvre typhoïde. La famille quitte le Caire et rejoint Bruxelles. Adolescente, en 1940, elle rejoint l’Italie. Elle suit, alors, des cours de dessin, puis à Milan, elle réalise son autoportrait. Le portrait restera un thème privilégié. Elle entre à l’Académie Royale des Beaux-arts à Bruxelles où elle y obtient en 1951 plusieurs 1ers prix de peinture. En 1958, elle installe son atelier à Paris (6e) et suit des cours à l’école des Beaux-Arts de Paris. Collages, plâtre, matériaux collectés et objets assemblés, carton ondulé, tissu, bois, capsule, etc… lui offrent des volumes. Depuis les années soixante, elle participe à tous les grands salons parisiens et expose dans des galeries à Paris, en Europe, à Hong-Kong et à Tokyo, ainsi qu’au Salon de Mai de 1987 à 2011 et au Musée d’art moderne de la Ville de Paris, en 1988 aux côtés de Chaïbia, Corneille, Taillandier ou Jaber…

Picciotto Simone

Evelyne Postic

(1951–      )

POSTIC-Evelyne

Peintre – Dessinatrice

« C’est ce qui est derrière la dure réalité du quotidien, qui me fait rêver. Les mondes invisibles, microscopiques, parallèles, ce qui est caché, l’inaccessible. L’évolution, la transformation des êtres vivants, pour survivre et s’adapter à leur environnement, voilà le fond de mon travail d’artiste.
Après la peinture et la sculpture, je me consacre désormais au dessin, depuis 17 années.
Si à la Maison Marguerites, vous ne verrez que mes peintures c’est le dessin qui me permet, désormais, d’entrer dans des univers mystérieux, d’aller au fond de la technique.
Comme avec mes peintures, toute représentation m’est permise, j’invente les formes que je veux, je n’ai pas de limite, et c’est une très grande force pour moi. Je cherche à passer dans une autre dimension. »

POSTIC-Evelyne-l'été

Anouk Rugueu

(1965–      )

Anouk RUGUEU

Dessin

« Mes dessins sur papier et emballages racontent des histoires, ils parlent à leur façon de notre monde et de son étrangeté… J’essaie de montrer à quel point nous sommes intimement liés avec la nature dont la vie moderne nous a éloignés. Nous sommes faits de la même essence, les ramifications de nos veines ressemblent à celles des branches d’arbres, en nous coule la sève de vie comme dans le chêne, ou le scarabée !
Ancienne libraire, j’ai toujours aimé lire, écrire et dessiner… Je dessine aujourd’hui surtout sur des pages de livres anciens et des matériaux de récup. Plusieurs de mes supports favoris sont des livres sur la folie ; la maladie mentale est une forme de recréation du monde, un regard différent, un décalage opéré pour survivre dans un monde si difficile à comprendre. »

Anouk RUGUEU

Jean-François Veillard

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VEILLARD-Jean-François

Peintre – Sculpteur du peuple des bois

Le scabreux ne l’effraie pas, pas plus que la sauvagerie retenue, les affres du désir ou l’ironie la plus libertaire. Sa chromatique solaire, puissante et raffinée adoucit l’âpre et le rugueux de chaque sculpture. On devine que l’intime relation de l’artiste avec la matière est première, rude et gestuelle, en contact fusionnel avec les forces telluriques du monde, et de ses fabuleux secrets. On regarde ses secouantes créations, nos doubles audacieusement libérés, effarés et lointains, ces êtres d’hier et de demain, pour avoir enfin l’âge de l’humanité. Et pour vivre en liberté dans les racines du grand rêve. Christian Noorbergen 

Veillard-J.F

Valérie Vincent

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Valérie VINCENT

Dessin cousu, assemblage textile

Valérie utilise sa machine à coudre pour nous emmener dans son monde intérieur, plein d’imagination. Elle utilise du carton sur lequel elle pique à la machine, des crayons, des stylos, de l’encre de chine, de l’acrylique, etc… Elle nous fait voyager dans un univers fantastique et onirique, un univers peuplé d’animaux plus ou moins imaginaires, de fantômes et de « bestioles » quelquefois monstrueuses.
Les gratte-ciels côtoient des maisonnettes symbolisant la fragilité qui l’habite… Ces grandes bâtisses sont gigantesques et des petites portes mènent à l’intérieur… « C’est très difficile d’accéder à ses hauteurs qui symbolisent l’Elévation Spirituelle… » Elle réalise dans ses dessins des choses qu’elle ne peut pas faire dans la vie, une vie qui ne l’a pas toujours gâtée… Si la trame est noire, les couleurs, elles, sont bien vives.
Ces réalisations sont pleines de délicatesse, de spontanéité, de fraîcheur… Un cadeau pour nous, spectateurs.

VINCENT-Valérie